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Le diabète

Trop de sucre dans le sang.

Même si le diabète est une maladie dont on ne guérit pas, un traitement bien mené normalise le taux de sucre dans le sang et contribue à maintenir une bonne qualité de vie.

Définition

Le diabète est une maladie caractérisée par un taux de sucre (ou glycémie) trop élevé dans le sang, au-delà de 1,26 g/L.

Lorsque vous mangez du sucre (le plus souvent du glucose), celui-ci arrive dans les intestins où il est absorbé et gagne la circulation sanguine. Deux heures après le début du repas de midi, la glycémie ne doit en principe pas dépasser 1,40 g/L. A jeun, elle est normalement inférieure à 1,10g/L.

Lorsque la glycémie à jeun se situe entre 1,10g/L et 1,26g/L, on ne parle pas encore de diabète mais le risque existe de voir la maladie se développer dans les années à venir.

Pourquoi le taux de sucre dans le sang est-il trop élevé ?

Normalement, le pancréas secrète une hormone, l'insuline, qui permet l'absorption du glucose par les cellules de l'organisme. Le glucose ainsi absorbé sert d’énergie à la cellule pour fonctionner. Si la cellule ne peut pas absorber le glucose, ce qui est le cas chez les diabétiques, celui-ci reste dans le sang, faisant augmenter la glycémie : on parle alors d'hyperglycémie.

 

Diabète de type I, diabète de type II : quelle est la différence?

La non-absorption du glucose par les cellules peut être due à l'une ou l'autre des causes suivantes :

  • soit l’insuline n’est pas sécrétée en quantité suffisante par le pancréas et elle ne peut pas jouer son rôle dans l'absorption du glucose par les cellules.  On parle alors de diabète insulino-dépendant (en abrégé : DID), également appelé diabète de type I, diabète maigre car il provoque au début de la maladie un amaigrissement, ou diabète juvénile parce qu’il touche surtout les jeunes. Le traitement repose sur de fréquentes piqûres d’insuline que le malade apprend à se faire lui-même.
  • soit l’insuline est secrétée normalement par le pancréas mais ne parvient pas se fixer à son récepteur cellulaire, si bien qu'elle demeure inactive. C'est le diabète de type II, non insulino-dépendant (en abrégé : DNID), encore appelé diabète "gras" car il survient le plus souvent autour de la cinquantaine chez des personnes en surpoids. Il compte pour environ 90 % des cas de diabète. Le traitement passe par un régime un régime alimentaire adapté, associé à des médicaments dans la plupart des cas. En évitant le surpoids, on contribue à prévenir ce type de diabète.

 

Les complications

Le taux trop élevé du sucre dans le sang endommage les vaisseaux sanguins dans tous les organes. Ceci explique que les complications du diabète, graves, touchent de nombreux organes et en particulier :

- Les reins (insuffisance rénale)
- Le coeur
- Les yeux (cécité progressive)
- Les nerfs (neuropathie)
- Les pieds

Le diabète est une cause fréquente de cécité et de recours à un rein artificiel ou à la greffe rénale.Cette glycémie élevée favorise également les infections, notamment les infections cutanées, buccales et gynécologiques ainsi que les mycoses.

Certaines complication peuvent survenir brutalement :

  • le coma acidocétosique, lorsque les cellules, privées de  glucose, utilisent les graisses comme "carburant". La dégradation de ces graisses provoquent un afflux important de corps cétoniques, composés toxiques pour l’organisme. S'il n’est pas traité, cet état évolue vers la mort.
  • le coma hyper-osmolaire, accident rare, survient surtout chez les personnes de plus de 60 ans à la suite d’une forte déshydratation, notamment à l'occasion d'infections, de diarrhées ou de prise de diurétiques. La glycémie est alors très élevée et l’hospitalisation doit être immédiate. La mortalité est lourde (50 % des cas), due à une baisse brutale de la tension artérielle malgré le traitement.
  • l'hypoglycémie qui correspond à une chute importante du taux de sucre dans le sang. Elle est due à un régime trop restrictif en sucre ou une injection d’une dose d’insuline trop élevée et se manifeste le plus souvent par un malaise léger et de courte durée, avec sueurs. Non traitée, elle peut aussi conduire au coma et provoquer des séquelles neurologiques irréversibles.

D'où l'intérêt de dépister le diabète et de prévenir celui qui peut l'être (diabète de type II) par une bonne gestion de l'alimentation et du surpoids.

 

Le dépistage

Dans la plupart des cas, une glycémie à jeun supérieure à 1,10 g/l est considérée comme trop élevée.
De même, deux heures après le début d'un repas, la glycémie ne doit pas dépasser 1,6 g/l, faute de quoi le patient présente un risque accru de diabète surtout s'il a des antécédents familiaux de diabète de type 2. Est également associé un risque accru de complications cardio vasculaires qui incite à corriger au plus près les autres facteurs de risque tels que le surpoids, l'hypertension artérielle ou l'hyperlipidémie.

  • Le diabète de type 1 est découvert rapidement à l'occasion d'une complication aiguë (acidocétose le plus souvent) liée au déficit brutal en insuline. La prise en charge est alors précoce et intensive pour éviter l'apparition de complications chez un sujet jeune.
  • Le diabète de type 2 est beaucoup plus insidieux, souvent découvert à un stade avancé alors que des complications liées à l'hyperglycémie chronique existent déjà. C'est pourquoi sont organisées des campagnes de dépistage du diabète.
     

Pourquoi contrôler la glycémie ?

L'hyperglycémie chronique expose, en dehors des complications aiguës, à des complications dégénératives. C'est pour prévenir et limiter l'évolution de ces complications qu'un contrôle glycémique optimum doit être mis en place. Ces complications sont fortement liées à la durée d'évolution du diabète et on sait qu'au stade de découverte du diabète de type 2, la maladie évolue déjà depuis une dizaine d'années à bas bruit, d'où la fréquence de la découverte des complications dès ce stade.

Source : Assurance Maladie

 

Traitement multi-cartes

  • L'alimentation

Elle est primordiale dans la prise en charge du patient diabétique de type 1 ou 2, mais elle prend toute son importance dans le diabète de type 2.

Pour le diabète de type 2, le premier objectif est la réduction de l'excès pondéral. En effet, le diabète de type 2 en excès de poids est le cadre général ; il relève d'une réduction calorique. L'estimation de la masse grasse repose sur le calcul de l'Indice de masse corporelle (IMC) calculé par le rapport du poids en kilogrammes divisé par la taille en mètres au carré (IMC = Poids kgs / T2 mètres).

Chez le patient diabétique, une réduction calorique est indiquée :
- en cas de surpoids (IMC > 25) ;
- en cas d'obésité (IMC ≥ 30).

Les objectifs pondéraux doivent être réalistes, individualisés, et s'inscrire dans la durée. La prescription diététique doit tenir compte des habitudes alimentaires individuelles. Un perte de poids de 5 à 15 % par rapport au poids maximum (diabétique en excès de poids) constitue un objectif réaliste.

  • L'activité physique

L'activité physique est une aide à l'équilibre du diabète en faisant baisser le taux de sucre dans le sang (glycémie) par son utilisation musculaire. C'est une aide au maintien ou à la perte de poids en utilisant l'énergie des tissus gras. Elle favorise la baisse des triglycérides et l'augmentation du "bon" cholestérol (HDL cholestérol). Elle permet de garder une souplesse en particulier articulaire et favorise la circulation sanguine. Enfin, c’est un facteur de lutte contre l'ostéoporose.

  • Le traitement médicamenteux

Il est adapté à chaque patient par le médecin traitant après définition avec son patient des objectifs glycémiques.

Chez le diabétique de type 2, il est recommandé, sauf cas particulier, de débuter la prise en charge par l'adaptation nutritionnelle et la reprise d'une activité physique adaptée pour réduire l'excès pondéral avant toute prescription médicamenteuse. Dans une 2e étape du traitement, la prescription repose sur des hypoglycémiants oraux d'abord en monothérapie, puis en cas d'échec (c'est à dire en cas de non normalisation de l'hémoglobine glyquée) en bithérapie

L'insuline
A l'heure actuelle, l'insuline n'existe, de façon courante, que sous forme injectable. Selon sa concentration et sa durée d'action, elle existe sous différentes formes (lentes, intermédiaires ou rapides) avec de multiples associations déjà réalisées. L’insuline est le traitement de base du diabète de type 1 qui correspond à un déficit complet de sécrétion de cette hormone.

Chez le diabétique de type 2, l’insuline est prescrite en cas d'échec des traitements oraux ou en complément, lorsque les objectifs glycémiques ne peuvent être atteints ou que des complications contre indiquent la poursuite des traitements oraux.

  • Le contrôle glycémique

Outre la réalisation, tous les 3 à 4 mois, du dosage de l'HbA1c, des objectifs glycémiques individuels sont définis avec le médecin traitant. La base est d'avoir, avant le repas, des glycémies comprises entre 0,8 et 1,1 g/l et pas plus de 1,6 g/l après le repas.

Le patient peut par auto-surveillance, à l'aide d'une goutte de sang déposée sur une bandelette et lue dans un appareil adapté, connaître à tous moments la valeur de sa glycémie. Cela lui permet de mieux se connaître, de comprendre ce qui fait varier sa glycémie, en particulier l'impact de son activité physique ou des repas, et d'ajuster son traitement avec son médecin.

Les résultats, quels qu'ils soient, de cette auto surveillance doivent être inscrits sur un carnet avec en marge les événements importants explicatifs des variations, et être présentés lors des consultations comme base de dialogue avec son médecin.

Source : Assurance Maladie

Pour en savoir plus :

 Mise en jour : en cours